🧓🔥 Le Billet final de Pépé Larcher – version cendres froides Édition du 22 01 2026.
(Lumière basse. Plateau silencieux. Pépé parle lentement, la voix usée mais lucide.)
« Vous savez… autrefois, quand tout brûlait, au moins ça chauffait.
Aujourd’hui, tout est en cendres… et pourtant ça continue de fumer. »
Ils nous disent que tout va bien.
Que la guerre n’est pas une guerre.
Que la fin de vie n’est pas une fin.
Que l’Europe n’est pas isolée, juste… entourée de malentendus.
Que le Groenland n’est pas convoité, seulement sécurisé.
Et que quand tout le monde sort les armes, c’est pour préserver la paix.
Moi, à mon âge, j’ai appris une chose :
👉 quand on passe son temps à expliquer que ce n’est pas grave, c’est que ça l’est déjà.
On a remplacé les décisions par des procédures,
le courage par des éléments de langage,
et la responsabilité par des “toutes les options sont sur la table”.
Une table tellement chargée qu’elle va finir par s’effondrer.
On débat de la mort comme on débat du stationnement.
On joue à Risk avec des pays qui existent vraiment.
On renégocie des traités de 1951 comme si le monde n’avait pas changé…
alors que même les glaciers, eux, ont compris.
Et pendant ce temps-là,
les peuples regardent,
encaissent,
s’adaptent,
se taisent…
ou explosent.
(Pépé marque une pause)
« Les cendres, vous savez ce que c’est ?
Ce n’est pas la fin du feu.
C’est ce qu’il reste quand plus personne n’a voulu l’éteindre à temps. »
Alors oui, ce soir,
ce JT va rire,
grincer,
se moquer,
forcer le trait…
Mais ne vous trompez pas :
ce n’est pas pour faire oublier la réalité.
C’est pour éviter qu’on s’y endorme.
Parce qu’un peuple qui rit encore
peut encore réfléchir.
Et un peuple qui réfléchit
n’est jamais complètement perdu.
(Il lève les yeux vers la caméra)
« Allez…
Bienvenue au JT.
Le monde va très bien, merci.
Et maintenant… regardons les cendres refroidir ensemble. »
(Silence. Jingle grinçant. Générique.)

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