đ§ LA CONTRE-RĂPLIQUE GĂNĂE DE PĂPĂ LARCHER
« Oh… enfin… Commandant… faut pas exagĂ©rer non plus… »
(Bruitage de micro qu’on rallume trop vite. PĂ©pĂ© cligne des yeux. Sourire coincĂ©.)
Alors… oui…
bon…
Commandant…
merci pour cette… intervention Ă©nergique.
(Petit rire nerveux.)
Je vois bien que… comment dire…
đ les mots ont dĂ©passĂ© la pensĂ©e…
đ le contexte est complexe…
đ et que l’Ă©motion militaire, hein… ça peut emporter…
Mais enfin…
quand je dis opportunité,
je ne parle pas de n’importe quelle opportunitĂ©.
Je parle d’une opportunitĂ© collective,
globale,
responsable,
encadrĂ©e…
(Il cherche ses fiches.)
Enfin…
encadrée par ceux qui savent, quoi.
(Il se penche vers la caméra, voix basse.)
Parce que voyez-vous, Commandant…
la rĂ©alitĂ©…
c’est que tout le monde ne peut pas dĂ©cider.
đ Il faut des experts.
đ Des gens raisonnables.
đ Des gens qui savent attendre.
Et puis…
il faut Ă©viter les mots trop durs…
“soumission”, “reddition”…
ça fait peur aux marchés.
(Il se redresse, plus sérieux.)
Et puis soyons clairs :
personne n’oblige personne.
đ On accompagne.
đ On oriente.
đ On explique que c’est nĂ©cessaire.
Ce n’est pas pareil.
(Petit soupir.)
Alors oui…
peut-ĂȘtre que certains font des sacrifices…
mais enfin…
c’est pour le bien commun.
Enfin…
le bien commun compatible avec les contraintes internationales.
(Il sourit, un peu trop.)
Et puis, Commandant…
vous parlez de rĂ©veil…
mais un réveil brutal, ça fait des dégùts.
Moi je prĂ©fĂšre…
đ la sieste stratĂ©gique.
(Il conclut, ton faussement apaisant.)
VoilĂ …
ne dramatisons pas.
Restons calmes.
Faisons confiance aux institutions.
Et surtout…
đ ne donnons pas l’impression qu’on pourrait faire autrement.
(Clin d’Ćil gĂȘnĂ©. GĂ©nĂ©rique qui dĂ©marre trop tĂŽt.)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.