Quand le maître du jeu se réveille trop tard : combien de temps encore Vladimir Poutine pourra-t-il ignorer la réalité ?
Résumé
L’article analyse la situation de la Russie après quatre ans de guerre en Ukraine : Poutine, perçu ni aimé ni redouté, aurait perdu toute crédibilité stratégique. Donald Trump et l’Occident imposent un nouveau récit : la Russie serait à l’agonie économique, les sanctions pétrolières et le recul des clients majeurs (Inde, Chine) l’écraseraient. Les attaques de drones ukrainiens sur les raffineries russes ont touché l’arrière-pays, augmentant les coûts de carburant et la pression sociale. Le Kremlin proposerait encore des négociations, mais selon l’auteur ce serait un aveu d’impuissance : seule une victoire russe lui permettrait de sortir par le haut. L’article met en garde : si Poutine continue de refuser d’affronter la réalité – notamment la faillite de l’option guerre longue et coûteuse – l’engrenage stratégique pourrait mener à des confrontations nucléaires. paulcraigroberts.orgAnalyse Loup Gris en 4 points :
-
Crédibilité en ruines : Poutine, après des annonces spectaculaires d’"armes super-puissantes", n’a pas imprimé une dynamique de victoire. Résultat : sa posture devient symbolique, non stratégique.
-
Pression économique et logistique : Le front ukrainien n’est plus seul ; la guerre touche maintenant l’arrière-pays russe (raffineries, carburant, population) ce qui affaiblit la machine de guerre et la structure de soutien.
-
Définition du cadre par l’adversaire : L’Occident impose le récit : cessez-le-feu et négociation. Poutine se débat pour ne pas être contraint à cette voie sans gagner. En résumé : l’ennemi dicte les règles du jeu.
-
Escalade nucléaire latente : L’inaction ou la mauvaise action peut mener non seulement à une défaite, mais à une crise majeure. Si un leader ignore trop longtemps la réalité stratégique, le glissement vers l’extrême devient possible.
Conseils tactiques du Clan Loup Gris :
-
Surveillez les signaux de crise interne : files de voitures pour le carburant, manifestations dans les villes russes, défauts de paiement — autant d’indicateurs avant-cours d’un effondrement logistique.
-
Repérez le basculement narratif : quand l’adversaire impose son vocabulaire (ici : « il faut négocier »), c’est un signe de perte d’initiative. Reprenez l’initiative en définissant les termes du combat.
-
Préparez-vous à l’irrationnel : face à un acteur qui refuse la réalité, la logique classique ne suffit plus. Le plan B (et C) devient la norme.
-
Assurez vos arrières stratégiques : si la voie conventionnelle s’écroule (ex. guerre prolongée), l’usage de capacités non conventionnelles ou asymétriques devient probable. Anticipez-les.
CANINE SARCASTIQUE :
-
« Quand on oublie la réalité, c’est la réalité qui vous rattrape – et de préférence avec éclats. »
-
« Un adversaire qui impose ses règles, c’est déjà une victoire que vous lui avez donnée. »
-
« La crédibilité, ce n’est pas ce que vous dis-vous être : c’est ce que vos ennemis croient que vous êtes capable de faire. »
-
« Refuser de négocier quand vous avez perdu l’initiative, c’est attendre que l’autre étape vous propose les conditions. »


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.