Mini-sketch « À la Bourvil » — ~30–40s.
(Un petit décor simple : une chaise, une lampe, le personnage s’adresse au public avec un sourire un peu gêné.)
« Ah bah mes p’tits amis, y’a des jours où j’me dis qu’on vit dans un drôle de pays…
On nous promet du mieux, on nous sert du cirque. Les députés ? Ah ben oui, ils sont comme des pommiers : ils donnent des feuilles, pas des fruits.
Moi j’vous l’dis, si les impôts étaient du fromage, on en mangerait plus que de la baguette — et encore, on trouverait la baguette trop chère !
Et puis ces grands de ce monde qui signent des papiers… ils signent comme on met des timbres : vite fait, sans regarder s’il y a de l’encre. Quand ça fume, c’est pas la cheminée, c’est la promesse qui brûle.
Alors moi je propose une mesure simple : moins de blabla, plus de service. Qu’on rende les gens fiers de payer — pas fiers d’être roulés.
Parce qu’au fond, la politique, c’est comme la cuisine : si on met trop de sel, même les riches se mettent à pleurer. »
(Clin d’œil, haussement d’épaules doux)
« Allez, on remballe la tambouille et on remet la table au peuple. Et si ça plaît pas, y’a qu’à voter… ou alors on envoie 600 préservatifs, mais moi j’préfère un bon civet. »
— Fin, petit salut maladroit, sourire qui fendille la gravité.

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